Féminin-Masculin : le sexe de l’art
publié par Ethno1

ID :1975

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Description générale

En 1997, le Centre Georges Pompidou à Paris présentait l’exposition : « Féminin-Masculin, le sexe de l’art ». Cette exposition montrait comment les productions artistiques du XXème siècle dépassent les « fatalités biologiques, anatomiques et culturelles » traditionnellement liées au sexe.

Aborder l’art à travers la différence sexuelle, ce n’est pas opposer mécaniquement un art « masculin » à un art « féminin » mais essayer de montrer comment les oeuvres sont traversées par la question au-delà du sexe, qui porte sur le genre des artistes qui les produisent.

Depuis l’exposition surréaliste « Eros » organisée par Marcel Duchamp et André Breton en 1959, aucune exposition n’avait questionné les rapports entre l’art et le sexe au XXème siècle.

Cette exposition ne cherchait pas à identifier les rôles des uns et des autres mais à souligner l’apport déterminant des femmes et des homosexuels dans la création artistique.

Au XXème siècle, coexistent deux courants : l’un, à partir de Pablo Picasso, s’inscrit dans la tradition classique de la différence des sexes conçue comme une opposition organique du masculin et du féminin ; l’autre, à partit de Marcel Duchamp, inaugure un nouveau type de relations où les polarités du féminin et du masculin se brouillent.

L’exposition se divisait en 5 parties, 5 « sexions » utiles aujourd’hui encore pour repérer le genre dans la production artistique contemporaine.

La première intitulée « L’origine du monde » (hommage à la toile célèbre de Courbet), on pouvait voir de nombreuses sculptures représentant de façon directe ou métaphorique les complémentarités ou polarisés des organes génitaux. De nombreux artistes y étaient exposés : Pablo Picasso, Salvatore Dali, Jackson Pollock, Wilhem De Kooning. Dont une femme : Louise Bourgeois.

Dans la seconde, « Identité et mascarades », les oeuvres illustraient comment la question du sexe est une affaire de rôles attribués et de changements de rôles, de masques et de transgressions. Beaucoup de femmes étaient exposées : Annette Messager, Cindy Sherman, Claude Cahun à côté de Marcel Duchamp, Michel Journiac, Gaëtan Gatian Clérembault.

La troisième « sexion » intitulée « Histoires de l’oeil » questionnait les regards « mâle et femelle ». Du simple plaisir de regarder au voyeurisme, qu’est-ce que le regard féminin sur le sexe opposé et vice-versa ? Hans Bellmer, René Magritte et Paul-Armand Gette voisinaient avec quelques artistes ’femmes’ comme Marie-Ange Guilleminot et Noritoshi Hirakawa.

« Attractions et répulsions » illustrait les rapports hommes/femmes, accouplements, fusions, séparations à travers les oeuvres de Rebecca Horn, Niki de Saint-Phalle, Nancy Spero, Louise Bourgeois, Lygia Clark et du côté masculin, Jean Tinguely, André Masson, Marcel Duchamp.

La dernière partie de l’exposition intitulée « Histoires naturelles »montrait comment, hors de tout naturalisme justement, la question de la différence des sexes est prise dans un système d’images et de métaphores et comment la polarité féminin/masculin se dilue dans l’art. A l’appui, des oeuvres de Gilbert et Goerge, Sigmar Polke, Alfred Stieglitz avec Kiki Smith, Georgia O’Keefe ou Ana Mendieta.

Document pour l’exposition "Questions de genre" de l’association Ethnologues en herbe


CARTE
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Oeuvre de Louise Bourgeois
Oeuvre de Claude Cahun Oeuvre de Louise Bourgeois Sculpture de Niki de Saint Phalle

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